Project Description

La Passion selon Saint-Jean

Anders Dahlin : l’évangéliste 

Eugénie Lefebvre : soprano / Paul Figuier : alto / Paco Garcia : ténor / Nicolas Brooymans : Jésus / Etienne Bazola : Pilate

Chœur et orchestre de l’ensemble Les Surprises

Pour fêter ses dix ans, l’ensemble Les Surprises souhaitait donner des œuvres emblématiques du répertoire baroque, à travers ses compositeurs de prédilections tels Jean-Philippe Rameau, à qui le nom des Surprises a été emprunté (recréation en 2021 de deux opéras inédit Le Retour d’Astrée, Les Sybarites), ainsi que de Charpentier ou encore de Purcell ; la Passion selon St Jean de Bach est également apparue comme une évidence pour célébrer cette décennie musicale.

« Cette œuvre grandiose et poignante m’accompagne depuis mon plus jeune âge, certains airs et chorals qui la composent ont bercé mes premières études musicales. Elle reste l’un de mes plus grands chocs musicaux. » (Louis-Noël Bestion de Camboulas)

Des deux Passions de Bach qui nous sont parvenues (sur les quatre), la Passion selon St Jean est la première en date. Écrite en 1724, il la retravaille à maintes reprises jusqu’en 1747. C’est la première œuvre de grande dimension qu’il écrit pour son nouveau poste de Kantor à l’église St Thomas de Leipzig, où les œuvres pour la Semaine Sainte font partie d’une tradition bien ancrée depuis la réforme luthérienne, et où notamment son prédécesseur Johann Kuhnau a fait jouer de nombreuses passions.

Avant même que Johann Sebastian Bach ne prenne son nouveau poste, le conseil de la ville de Leipzig lui avait signalé qu’il devrait s’en tenir « à des compositions non théâtrales », l’empêchant ainsi d’écrire de l’opéra. Quelques mois plus tard, le vendredi Saint 1724, il fait jouer cette Passion selon St Jean qui semble ignorer ces contraintes (!) tant cette œuvre revêt une dimension dramatique et fait appel à de nombreux effets rhétoriques théâtraux. Bach montre ici son art du rythme et des enchainements, passant d’une séquence effrénée à un magnifique air suspendu, tandis que les chorals apportent des moments de sérénité ou de profond recueillement.

À Leipzig, l’église St Thomas avait à disposition un effectif vocal et instrumental aguerri, dans lequel les solistes chantant aussi bien les airs que les chœurs, pouvaient se plier aux virtuosités demandées par Bach dans cette grande fresque qui est l’un des sommets de son œuvre, et qui plusieurs siècles après nous touche et nous émeut encore.

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